Small Arms, Big Consequences: A WPS Perspective

Katrina Leclerc, chair of the WPSN-C, spoke at the Joint UN President of the General Assembly (UN-PGA) and UN Economic and Social Council (UN-ECOSOC) Meeting on Small Arms and Light Weapons (SALW) and Development on March 17, 2025 at UN Headquarters, New York.

Her prepared remarks are below (in English and then in French).

A recording of the entire event is available here. Katrina’s remarks begin at 1:45:30.


Thank you, Ambassador. Your Excellencies, colleagues, 

Thank you for the opportunity to speak today on an issue at the very heart of Women, Peace and Security—how the presence of small arms and light weapons fuels conflict and deepens gendered insecurities, particularly in displacement settings and fragile contexts. I have the privilege of sharing insights from some of the members of the Women, Peace and Security Network – Canada, whom approach advocacy from a feminist peace perspective through the lens of disarmament. This discussion could not be more timely, as we continue to witness an increase in violence and targeted attacks on women’s rights.

The Gendered Impact of Small Arms: Violence Beyond the Battlefield

The widespread availability of small arms makes already-existing inequalities worse and significantly increases the risk of gender-based violence. Global evidence shows that the presence of weapons heightens violence in both public and private spaces—whether through intimate partner violence, sexual violence in conflict, or the increased vulnerability of displaced women, young women and girls. The availability of small and light weapons in conflict zones fuels systematic and widespread sexual violence. Data reveals that 70 to 90% of sexual violence incidents in conflict settings involve the use of weapons, based on the 2023 UNIDIR report authored by my fellow panelist Hana Salama.

In refugee and internally displaced persons camps, the presence of small arms amplifies violence. Armed actors—State and non-State—use these weapons to control, coerce, and exploit populations, fueling human trafficking and sexual violence. Armed groups frequently operate in and around these camps, militarizing already precarious environments and hindering access to humanitarian aid. Women, young women, and girls, often responsible for collecting food and water, are at increased risk of armed violence, assault, and exploitation.

Where weapons circulate, the enforcement of law and order often collapses. In fragile contexts, criminal networks thrive, fostering human trafficking, arms trafficking, and illicit economies based on violence. Arms proliferation not only threatens individual security; it also weakens peace efforts, erodes trust in governance, and creates major obstacles to sustainable development.

How Weapons Undermine Peace and Security

In active conflict zones, the availability of small arms prolongs violence, making conflicts deadlier and harder to resolve. When disarmament and reintegration programs fail to account for gendered realities—such as the reintegration of women ex-combatants or the protection of women’s rights defenders—violence resurges, often exacerbated by the illegal trade in arms.

Even after conflicts formally end, peace remains fragile when weapons continue circulating. The presence of armed groups leads to increased political violence and the targeted killings of women in leadership and increased risk of sexual violence—whether they are politicians, activists, or peacebuilders.

Bridging the Gap Between Disarmament and Women, Peace and Security

Despite these realities, arms control and disarmament policies often remain disconnected from commitments related to the Women, Peace and Security (WPS) agenda. This must change. The Arms Trade Treaty (ATT) provides an essential framework for regulating arms transfers, including through gender-sensitive risk assessments. However, its implementation remains uneven. States must ensure that their arms exports do not contribute to gender-based violence or other human rights violations.

It is also crucial to strengthen the links between arms control and other global disarmament efforts, such as treaties banning antipersonnel mines, cluster munitions, and nuclear weapons. These international frameworks offer essential avenues for reducing armed violence and building safer societies.

Moving Forward: From Armed Violence to Gender-Responsive Disarmament

If we are serious about disarmament that promotes gender equality, we must:

  1. Integrate Women, Peace and Security commitments into arms control policies – ensuring that disarmament efforts explicitly consider gendered impacts.
  2. Prioritize gender-sensitive disarmament and reintegration programs – recognizing the diverse roles of women in conflict and post-conflict settings.
  3. Strengthen arms trade regulations – ensuring that gender considerations are a key factor in weapon export decisions.
  4. Invest in community-led peacebuilding – particularly initiatives led by women and gender-diverse peacebuilders who are directly confronting armed violence.

Disarmament is not just about reducing the number of weapons; it is about dismantling the systems of oppression that keep women and marginalized communities trapped in cycles of insecurity. If we truly want to build lasting peace, we must move beyond military responses and prioritize solutions that place gender justice at the heart of security policies.

Thank you.


Merci, madame l’Ambassadrice. Vos excellences, collègues, 

Je vous remercie de m’offrir l’occasion de m’exprimer aujourd’hui sur un enjeu au cœur même de Femmes, Paix et Sécurité : comment la présence d’armes légères et de petit calibre alimente les conflits et aggrave les insécurités liées au genre, en particulier dans les situations de déplacement et les contextes fragiles. J’ai le privilège de partager les points de vue de certains membres du Réseau Femmes, Paix et Sécurité – Canada, qui abordent le plaidoyer dans une perspective féministe de paix, sous l’angle du désarmement. Cette discussion tombe à point nommé, alors que nous continuons d’observer une augmentation de la violence et des attaques ciblées contre les droits des femmes.

L’impact des armes légères sur le genre : la violence au-delà du champ de bataille

La disponibilité généralisée des armes légères aggrave les inégalités déjà existantes et accroît considérablement le risque de violences sexistes. Des données mondiales montrent que la présence d’armes exacerbe la violence dans les espaces publics et privés, qu’il s’agisse de violences conjugales, de violences sexuelles en période de conflit ou de la vulnérabilité accrue des femmes, des jeunes femmes et des filles déplacées. La disponibilité des armes légères et de petit calibre dans les zones de conflit alimente des violences sexuelles systématiques et généralisées. Les données révèlent que 70 à 90 % des incidents de violence sexuelle en situation de conflit impliquent l’utilisation d’armes, selon le rapport 2023 de l’UNIDIR rédigé par ma collègue Hana Salama.

Dans les camps de réfugié.e.s et de personnes déplacées, la présence d’armes légères amplifie la violence. Les acteurs armés — étatiques et non étatiques — utilisent ces armes pour contrôler, contraindre et exploiter les populations, alimentant ainsi la traite des personnes et les violences sexuelles. Les groupes armés opèrent fréquemment dans et autour de ces camps, militarisant des environnements déjà précaires et entravant l’accès à l’aide humanitaire. Les femmes, les jeunes femmes et les filles, souvent chargées de la collecte de nourriture et d’eau, sont exposées à un risque accru de violences armées, d’agressions et d’exploitation.

Là où les armes circulent, l’application de la loi et de l’ordre s’effondre souvent. Dans les contextes fragiles, les réseaux criminels prospèrent, favorisant la traite des personnes, le trafic d’armes et des économies illicites basées sur la violence. La prolifération des armes ne menace pas seulement la sécurité individuelle ; elle affaiblit également les efforts de paix, érode la confiance dans la gouvernance et crée des obstacles majeurs au développement durable.

Comment les armes compromettent la paix et la sécurité

Dans les zones de conflit actif, la disponibilité des armes légères prolonge la violence, rendant les conflits plus meurtriers et plus difficiles à résoudre. Lorsque les programmes de désarmement et de réintégration ne tiennent pas compte des réalités de genre – comme la réintégration des ex-combattantes ou la protection des défenseurs des droits des femmes –, la violence resurgit, souvent exacerbée par le commerce illégal des armes.

Même après la fin officielle des conflits, la paix demeure fragile lorsque les armes continuent de circuler. La présence de groupes armés entraîne une recrudescence de la violence politique, des assassinats ciblés de femmes occupant des postes de direction et un risque accru de violences sexuelles, qu’elles soient politiques, militantes ou artisanes de la paix.

Combler le fossé entre le désarmement et les femmes, la paix et la sécurité

Malgré ces réalités, les politiques de contrôle des armements et de désarmement restent souvent déconnectées des engagements liés à l’agenda Femmes, Paix et Sécurité (FPS). Cela doit changer. Le Traité sur le commerce des armes (TCA) constitue un cadre essentiel pour réguler le transfert d’armes, notamment à travers des évaluations des risques sensibles au genre. Toutefois, sa mise en œuvre demeure inégale. Les États doivent veiller à ce que leurs exportations d’armes ne contribuent pas aux violences basées sur le genre ni à d’autres violations des droits humains.

Il est également crucial de renforcer les liens entre le contrôle des armements et les autres efforts mondiaux de désarmement, tels que les traités interdisant les mines antipersonnel, les armes à sous-munitions et les armes nucléaires. Ces cadres internationaux offrent des voies essentielles pour réduire la violence armée et bâtir des sociétés plus sûres.

Aller de l’avant : de la violence armée au désarmement tenant compte des questions de genre

Si nous voulons sérieusement promouvoir un désarmement qui favorise l’égalité des sexes, nous devons :

  1. Intégrer les engagements en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité dans les politiques de contrôle des armements, en veillant à ce que les efforts de désarmement prennent explicitement en compte les impacts sexospécifiques.
  2. Donner la priorité aux programmes de désarmement et de réintégration tenant compte de la dimension de genre, en reconnaissant la diversité des rôles des femmes dans les situations de conflit et d’après-conflit.
  3. Renforcer la réglementation du commerce des armes, en veillant à ce que les considérations de genre soient un facteur clé dans les décisions d’exportation d’armes.
  4. Investir dans la consolidation de la paix menée par les communautés, en particulier les initiatives menées par des femmes et des artisans de la paix de diverses identités de genre qui sont directement confrontés à la violence armée.

Le désarmement ne se limite pas à la réduction du nombre d’armes ; il s’agit de démanteler les systèmes d’oppression qui maintiennent les femmes et les communautés marginalisées dans des cycles d’insécurité. Si nous voulons réellement construire une paix durable, nous devons aller au-delà des réponses militaires et privilégier des solutions qui placent la justice de genre au cœur des politiques de sécurité.

Merci.


The views in this blog are those of the author only and do not necessarily represent those of the WPSN-C or its membership. The author extends her thanks to the WPSN-C members who contributed to drafting these remarks.

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